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La magie des serres en fer forgé

Vous aimez le style 19ème, l’élé­gance du fer, la trans­pa­rence du verre. Vous adorez dîner dans votre jardin qui vous a si bien en­chanté cet été, mais le froid pointe son nez et ce se­rait mer­veilleux de le faire dans un jardin d’hiver avec votre serre.

Vous rêvez d’avoir les pre­miers plants de to­mates, les pre­miers radis, pour étonner vos amis. Les em­mener dans votre jardin se­cret, leurs faire humer le parfum subtil du cat­tleya «En­chan­te­ment de Valec» la der­nière or­chidée que vous venez de dé­cou­vrir.

Mal­heu­reu­se­ment vous pensez que vous n’avez ni le temps, ni l’ar­gent pour en­tre­tenir la belle, la même que vous vous sou­venez avoir aperçu quand vous étiez tout petit dans le jardin de votre grand-mère.

Mais le temps passe, les pro­cédés se mo­der­ni­sent et la belle dans son habit de den­telle à 80 ans n’aura pas pris une ride, la rouille sa vieille en­nemie n’aura plus prise, vous pourrez la pou­drer quel­ques fois pour changer sa cou­leur, la belle est co­quette, que di­riez vous d’un mauve cette année, ou bien ce vert anis très ten­dance

Son amie la vé­randa, n’a de mise que de lui res­sem­bler, point de rouille pour vous en­laidir. De plus la fri­leuse s’est dotée d’un habit pro­tec­teur qui la pro­tége des grands froids, un coussin d’air au mi­lieu d’une double peau, quoi de plus lo­gique, il fal­lait y penser. Elle aime être propre de tout temps, et c’est ainsi que la pluie mi­ra­cu­leuse, lé­chant ses fa­çades et ou­vrants la rendra im­ma­culée et trans­pa­rente.

Elle n’aime pas du tout les coups de so­leil et pré­fère se ca­cher de lui sous un toit de zinc ou de cuivre, de plus cela lui donne un charme fou.

Se sentir me­nacée lui fait peur et de l’avoir bien con­seillé sur sa pro­tec­tion l’a sé­cu­risée.

Sou­vent les deux amies se re­trou­vent car bien des lieux après avoir ac­cueillis l’une ou l’autre, veu­lent les deux.


Pa­tricia Hager
 

His­toire du musée

P7013142-web(Paris.fr)Ar­rivé à Paris en 1811, le peintre Ary Scheffer, ar­tiste d’ori­gine hol­lan­daise, s’ins­talle avec sa fa­mille le 17 juillet 1830 au n° 7 de la rue Chaptal (ac­tuel n° 16), dans une pro­priété cons­truite par l’en­tre­pre­neur Wormser, où cou­rent déjà treilles et gly­cines sous un toit à l’ita­lienne, ty­pique de l’époque Res­tau­ra­tion.
Une fièvre de cons­truc­tion s’est em­parée de Paris, en pleine ex­plo­sion dé­mo­gra­phique. Sur les pre­miers con­tre­forts de la butte Mont­martre, ver­gers et ter­rains ma­raî­chers ne ré­sis­tent pas long­temps à l’ap­pétit des spé­cu­la­teurs. A partir de 1820, ils cè­dent la place à des lo­tis­se­ments où des ar­chi­tectes de renom, nourris de tra­di­tion an­tique, font surgir de belles de­meures néo­clas­si­ques, im­meu­bles de rap­port et ate­liers d’ar­tistes…
En pre­nant ses quar­tiers dans cette « nou­velle ré­pu­blique des arts et des let­tres », Ary Scheffer, pro­fes­seur de dessin des en­fants du duc d’Or­léans de­puis 1822, digne re­pré­sen­tant de l’école ro­man­tique, af­firme sa réus­site.
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  • 05.10.10

    l’Es­pace Buffon

    BUFFONUne ver­rière créée et cons­truite par nos ate­liers dans un pur style XIXe siècle, der­rière la maison du cé­lèbre na­tu­ra­liste Buffon. Des plantes luxu­riantes s’y épa­nouis­sent, re­flé­tant le be­soin d’exo­tisme qui ha­bite cet im­meuble si près du Jardin des plantes. Elle abrite un ate­lier de fa­bri­ca­tion de cé­ra­mique et ma­gasin de dé­co­ra­tion. Un en­droit à vi­siter avec plaisir.

    Es­pace Buffon, 27, rue Buffon, Paris 5e ar­ron­dis­se­ment

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