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Au­jourd'hui, ce pa­tri­moine - fra­gile par ces ma­té­riaux, le verre, le fer soumis aux va­ria­tions cli­ma­ti­ques - de­mande à être res­tauré. Ega­le­ment, les mis­sions et les fi­na­lités des serres doi­vent être re­pensé dans le con­texte ac­tuel, la pré­ser­va­tion de la bio­di­ver­sité et l'édu­ca­tion du pu­blic au dé­ve­lop­pe­ment du­rable .

 

Des ré­ponses à des pro­blé­ma­ti­ques ac­tuelles

A l'heure ac­tuelle, parmi les dif­fé­rentes ins­ti­tu­tions scien­ti­fi­ques en charge de la con­ser­va­tion des plantes, les jar­dins bo­ta­ni­ques ont un rôle ma­jeur à jouer en terme de dif­fu­sion, de sen­si­bi­li­sa­tion à l'en­vi­ron­ne­ment. Pour aller plus loin, les serres cons­ti­tuent un dis­po­sitif spec­ta­cu­laire de pré­sen­ta­tion de plantes in­con­nues dans nos con­trées et per­met­tent de com­prendre les me­naces réelles qui pè­sent sur la flore mon­diale. 

A partir d'exem­ples con­crets et d'ex­pé­riences no­va­trices des jar­dins bo­ta­ni­ques d'Eu­rope et en Amé­rique du Nord, dif­fé­rents thèmes se­ront abordés dans le col­loque: le rôle des serres, leur pré­sen­ta­tion mu­séo­gra­phique, la ges­tion des dif­fé­rentes col­lec­tions vé­gé­tales par­ti­cu­lières (les Né­pen­thès, les plantes suc­cu­lentes, etc), l'édu­ca­tion à l'en­vi­ron­ne­ment, la ré­ha­bi­li­ta­tion des serres et la mise en place de so­lu­tions tech­ni­ques res­pec­tueuses de l'en­vi­ron­ne­ment.

Ce der­nier thème cons­titue un enjeu ma­jeur est par­ti­cu­liè­re­ment ac­tuel : il se­rait pa­ra­doxal de sen­si­bi­liser les pu­blics à la pro­tec­tion de l'en­vi­ron­ne­ment sans ap­pli­quer dans la ges­tion des col­lec­tions ces mêmes prin­cipes de di­mi­nu­tion des re­jets, d'éco­nomie d'eau et d'énergie.

Pour qui, par qui ?

Plu­ri­dis­ci­pli­naire, ce col­loque s'adresse donc aussi bien aux bo­ta­nistes et scien­ti­fi­ques, qu'aux tech­ni­ciens et in­gé­nieurs, mais aussi aux his­to­riens des jar­dins et mé­dia­teurs scien­ti­fi­ques.

Il réunit à la fois des res­pon­sa­bles des jar­dins bo­ta­ni­ques fran­çais et étran­gers (du Mu­séum na­tional d'his­toire na­tu­relle, de Bor­deaux, Bruxelles, Lyon...), des in­gé­nieurs et des tech­ni­ciens spé­cia­lisés dans la cons­truc­tion ou la ré­ha­bi­li­ta­tion des serres, des pro­prié­taires privés, des uni­ver­si­taires.

Res­tau­ra­tion et ré­ha­bi­li­ta­tion des serres en acier du 19 ème siècle.

Roger HAGER
Res­tau­ra­teur et créa­teur de serres et jar­dins d'hiver

Pré­sen­ta­tion de 3 chan­tiers de res­tau­ra­tion  de serres:Le Pal­ma­rium du jardin des plantes à  Nantes, la  serre du châ­teau de Tour­la­ville ville de Cher­bourg, la serre de la Bam­bou­se­raie d'An­duze à Gé­né­rar­gues.

Com­ment ne pas dé­na­turer les ou­vrages, pour qu'ils soient vus et com­pris par les gé­né­ra­tions fu­tures quand l'en­tre­tien a fait dé­faut pen­dant des an­nées. Une mé­thode de res­tau­ra­tion s'im­pose, ce n'est pas la re­mise à neuf mais la con­ser­va­tion au maximum d'élé­ments an­ciens. Toute res­tau­ra­tion doit être ré­ver­sible, il faut éta­blir un diag­nostic et trouver les meilleures so­lu­tions tech­ni­ques, faire en sorte que la res­tau­ra­tion soit du­rable dans le temps et trouver les  so­lu­tions les plus adap­tées sans faire flamber  les coûts et sur­tout malgré les « normes «  ac­tuelles de sé­cu­rité il  faut res­pecter l'état d'ori­gine de ces ou­vrages qui ont tra­versé  le temps. Halte au rem­pla­ce­ment des struc­tures par de  l'alu­mi­nium, celui-ci doit rester dans son do­maine d'ap­pli­ca­tion et ne  pas  être uti­lisé en res­tau­ra­tion.

Notre mé­thode de res­tau­ra­tion se fait en plu­sieurs étapes :  

  • Étude ar­chi­tec­tu­rale.
  • De­vi­trage et dé­mon­tage, trans­port dans nos ate­liers.
  • Sa­blage, res­tau­ra­tion,re­mon­tage en ate­lier.
  • Trai­te­ment an­ti­cor­ro­sion, pein­ture.
  • Re­mon­tage sur site , vi­trerie.
Le tra­vail com­mence par une étude ar­chi­tec­tu­rale des pro­cédés et tech­ni­ques que les fer­ron­niers ont uti­lisé pour l'ac­com­plis­se­ment de l'ou­vrage, éta­blir un état sa­ni­taire qui est un diag­nostic précis afin d'iden­ti­fier les par­ties en­dom­ma­gées pou­vant être res­tau­rées ou re­fa­bri­quées et ce, le plus proche pos­sible de l'iden­tique, l'as­pect en mille feuilles de cer­taines par­ties montre que les in­fil­tra­tions d'eau ou de con­den­sa­tion avec le temps ont  for­te­ment en­dom­magés les fers.Les causes sont mul­ti­ples, mas­ti­cages dé­fec­tueux, so­lins inexis­tants, verres cassés, ou man­quant etc.. font qu'avec les an­nées, il y a dé­com­po­si­tion des fers en mul­ti­cou­ches.Un dé­vi­trage est réa­lisé lorsque les verres sont en­core en place. Mar­quage des fers  pour re­pé­rage, dé­mon­tage, sa­blage en ate­lier pour mise à nu des fer­railles.
Trai­te­ment contre la rouille:
Après res­tau­ra­tion, un  sa­blage s'im­pose ceci con­siste en une pro­jec­tion de bille d'acier sur les fer­railles pour en re­tirer la rouille en cas de res­tau­ra­tion ou  la ca­la­mine sur des fers neufs puis  un trai­te­ment an­ti­cor­ro­sion, mé­tal­li­sa­tion au zinc-alu par pro­jec­tion à 450° , cette pro­tec­tion an­ti­cor­ro­sion évite à la rouille d'ap­pa­raître pen­dant des di­zaines d'an­nées, s'en suit une ap­pli­ca­tion d'un pri­maire et de laque de fi­ni­tion.
Vi­trerie:
Le verre est le ma­té­riau le mieux adapté pour les serres, il re­tient ef­fi­ca­ce­ment la cha­leur piégée dans la serre, avec un bon re­cou­vre­ment et un bon mas­ti­cage.En res­tau­ra­tion,  le verre n'est pas ré­cu­pé­rable sauf cer­tain verre de cou­leur que l'on trouve par­fois en ca­bo­chon sur la partie vi­trée des portes, le verre est  cas­sant, il a perdu ses qua­lités, il est  de­venu opaque,  poli par l'ac­tion du vent et de la pous­sière,il n'est plus en me­sure de laisser passer les rayons du so­leil, con­clu­sion, il part en re­cy­clage dans les dé­chets. Le verre est un ma­té­riau lourd 10 kg au m2 pour un verre d'épais­seur 4mm, le choix de l'épais­seur  des feuilles de verre est d'une im­por­tance ca­pi­tale car il va obliger le char­pen­tier -mé­tal­lier à pré­voir des pro­filés en con­sé­quence et cer­taines struc­tures ne per­met­tent pas l'em­ploi d 'un verre trop lourd type verre feuilleté qui double le poids du verre (''44.2) soit 20kg au m2.Lorsque l'on a des cas où la vi­trerie est com­posée de vi­tres de di­men­sions res­treintes en par­ti­cu­lier dans les ver­sants à cour­bures très mar­quées, même avec une in­cli­naison assez forte les obs­ta­cles à l'écou­le­ment des gouttes  de con­den­sa­tion s'ac­cu­mu­lent ,les verres sont posés en lais­sant un es­pace de quel­ques mil­li­mè­tres entre les deux verres qui se che­vau­chent, sur cer­taines fermes des ri­goles ont été amé­nagés pour ca­na­liser les eaux de con­den­sa­tion et les éva­cuer à l'ex­té­rieure.
Un verre de 4mm est uti­lisé soit en pe­tits mor­ceaux soit   avec du verre type trempé, le verre feuilleté est à dé­con­seiller car il y a une perte de l'ap­port de lu­mière et de cer­tains rayons qui en­traîne un dé­pé­ris­se­ment des plantes dans la serre.
Le mas­ti­cage:
Il était réa­lisé par ap­pli­ca­tion de mastic dans les feuillures ou à bain de mastic pour que le verre ne soit pas en con­tact di­rect avec le fer. Une mise en place des feuilles de verre et l'ap­pli­ca­tion de so­lins  de mastic  tra­di­tionnel de vi­trier,  à  base d 'huile de lin et car­bo­nate de cal­cium ou poudre de craie, il est  tou­jours uti­lisé avec un cou­teau à mastic , il durcit len­te­ment par oxy­da­tion de l'huile de lin, il est très ap­précié des oi­seaux qui se dé­lec­tent de l'huile, con­tenu dans le mastic, malgré un re­cham­pis­sage ( couche de pein­ture sur le mastic).Au­jourd'hui le vi­trier mettra en place dans la feuillure, une bande pré­formée en butyl, à bulles fer­mées, bande au­to­col­lante d'étan­chéité, pose du vi­trage et fi­ni­tion ex­té­rieure par un cordon de si­li­cone neutre, ce cordon ré­sis­tant aux UV, à la dif­fé­rence de tem­pé­ra­ture, a une durée de vie su­pé­rieure au mastic tra­di­tionnel, per­met­tant de ne plus ré­champir les so­lins, l'en­tre­tien de la vi­trerie en est fa­ci­lité, ainsi que son rem­pla­ce­ment en cas de casse, il n'y a plus de re­cham­pis­sage.
La ma­çon­nerie:
Une  étude de l'état du mur doit être faite, par un maçon, arbre, mousse et  lierre sont les en­nemis des  murs et  des mu­rets, ils sont sou­vent les ac­teurs de leur des­truc­tion  , ils s'in­si­nuent dans les joints, l'eau y pé­nètre , ra­vine entre les pierres et au mo­ment du gel en hiver fait éclater le mur.Con­clu­sion, soit re­prise du mur  si les dé­gâts ne sont pas ir­ré­ver­si­bles soit ré­fec­tion dans la to­ta­lité par le maçon avant la pose de la serre et de son vi­trage par nos équipes.La cons­truc­tion de serres neuves de style 19 ème,où l' uti­li­sa­tion à plein temps, des ma­té­riels mis à dis­po­si­tion, comme les ou­ver­tures au­to­ma­ti­ques des châssis d'aé­ra­tion en toi­ture, l' ar­ro­sage au­to­ma­tique,  le chauf­fage, la ré­cu­pé­ra­tion des eaux de pluie par des ché­neaux , ainsi que la pose de cel­lules pho­to­vol­taï­ques par un tech­ni­cien sur la toi­ture de la serre, nous per­met­tent de pro­poser des mo­dèles ou  tech­ni­cité peut rimer avec beauté.
Quel­ques unes de nos ré­fé­rences: Avant corps du Pal­ma­rium du Jardin des plantes à Paris, Fa­culté des Sciences Phar­ma­ceu­ti­ques et Bio­lo­gi­ques de Paris, serre du Jardin Bo­ta­nique de Ta­lence , serre du parc Gaston Al­lard à An­gers, serre de la Vie Ro­man­tique à Paris etc..
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Expositions

Journées des plantes de courson
(www.coursondom.com)

 

Salon du Patrimoine
Carrousel du Louvre
Paris 1er
(www.patrimoineculturel.com)


 

Enterprise du Patrimoine vivant

EPV-1

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